samedi, 12 août 2006


Vice âge

Il prend sa main doucement,
Une lame cachée au poing,
Il l’emmène gentiment,
On dirait même qu’il en prend soin.

Il s’arrêtera dans une grange,
Comme chaque jour, encore
Il recommencera dans ses langes,
A le rendre un peu plus mort.

C’est qu’il n’en finira jamais
De promettre, que sais-je,
Une liberté qui se tait ?
Une place sur ce siège ?

Que va devenir cet être pur,
Qu’il macule lentement de noir,
A dominer, il se sent si sur,
Mais on le surprendra un soir…
Esprit Evadé