Abîmée
Dans le noir de mes heures incolores je fabule,
Je ne sais plus si les jours avancent ou reculent,
Le temps s’égoutte dans un tonnerre silencieux,
Et le ciel d’où je tombe grisaille de bleu.
Je perds mon sang, ma tête. J’atrophie mes mots,
Je m’égare au rythme de ces ondes de douleur,
Qui, incolores, teinte l’ébène de mes peurs,
L’ébène d’un abysse; gouffre de lambeaux.
J’anorexie de ma raison qui chuchote,
Je boulimie de mon amour qui hurle,
Je tais ma jalousie qui sanglote,
Et je baisse la tête devant cet amour qui me brule.
Esprit Evadé
Dans le noir de mes heures incolores je fabule,
Je ne sais plus si les jours avancent ou reculent,
Le temps s’égoutte dans un tonnerre silencieux,
Et le ciel d’où je tombe grisaille de bleu.
Je perds mon sang, ma tête. J’atrophie mes mots,
Je m’égare au rythme de ces ondes de douleur,
Qui, incolores, teinte l’ébène de mes peurs,
L’ébène d’un abysse; gouffre de lambeaux.
J’anorexie de ma raison qui chuchote,
Je boulimie de mon amour qui hurle,
Je tais ma jalousie qui sanglote,
Et je baisse la tête devant cet amour qui me brule.
Esprit Evadé

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