mercredi, 13 septembre 2006

Enfants

Sur leurs draps de velours,
Perlent les rubis d’autrefois,
Et milles sons à leurs oreilles accourent,
Pour leurs rappeler ce poids…

Car c’est l’histoire de deux enfants,
Un peu trop méchant,
Qui n’en finissent pas de s’aimer,
Qui se régalent de tuer.

Leurs mains pleines de sang,
Se resserrent sur mon cou lentement,
Je les regarde me sourire, Ô Satan
Qu’as-tu fais à mes jolis enfants ?

Esprit Evadé

samedi, 9 septembre 2006

Rêver

D'avoir mis son âme dans tes mains
tu l'as froissé comme un chagrin
et d'avoir condamné vos différences
nous ne marcherons plus ensemble

Sa vie ne bat plus que d'une aile
dansent les flammes, les bras se lèvent
là où il va il fait un froid mortel
si l'homme ne change de ciel pourtant, j'ai rêvé

j'ai rêvé qu'on pouvait s'aimer
au souffle du vent
s'élevait l'âme, l'humanité
son manteau de sang
j'irai cracher sur vos tombeaux
n'est pas le vrai, n'est pas le beau
j'ai rêvé qu'on pouvait s'aimer

à quoi bon abattre des murs
pour y dresser des sépultures
à force d'ignorer la tolérance
nous ne marcherons plus ensemble

les anges sont las de nous veiller
nous laissent comme un monde avorté
suspendu pour l'éternité
le monde comme une pendule
qui s'est arrêtée

j'ai rêvé qu'on pouvait s'aimer
au souffle du vent
s'élevait l'âme, l'humanité
son manteau de sang
j'irai cracher sur vos tombeaux
n'est pas le vrai, n'est pas le beau
j'ai rêvé qu'on pouvait s'aimer

j'ai rêvé qu'on pouvait s'aimer
j'avais rêvé du mot AIMER

Mylène Farmer


Laisse le vent emporter tout

Mais tout ce qui s'est passé
Glisse à côté
Comme l'eau sur les joues
Rester comme ça attaché
Quand l'autre a quitté

Et tous ces mots qu'on a dit
Mots qu'on a fuit
Où sont ils allés
Rester comme ça attaché
Ne peut rien changer
Alors va

Je laisse le vent emporter tout
Laisse le vent prendre soin de tout
Je laisse le vent emporter tout
Laisse le vent prendre soin de tout

Je t'ai rêvé homme sans pied
Dieu ou névé
Ou comme un bruit doux
Là j'irai bien te chercher
J'ai tellement changé

Mais tout ce qui s'est passé
Glisse à côté
Comme l'eau sur les joues
Quand je t'ai pris par la main
C'était un matin
Bien

Je laisse le vent emporter tout
Laisse le vent prendre soin de tout
Je laisse le vent emporter tout
Laisse le vent prendre soin de nous

Mylène Farmer


jeudi, 7 septembre 2006

pour une orchidée noire

J'aimerai vous parler d’une fleur, d'une orchidée noire, qui a un immense cœur, et une longue histoire…

Ma fleur, je te dédie le poème Geôlier, parce qu’il semble…. Que… on se comprend bien…

Je t’adore !!!

Voilà… Geôlier est à toi !!!! 4 ever

mardi, 5 septembre 2006


Geôlier

-Tu m’aimes du bout de langue,
Ou tu m’aimes du fond du cœur ?
Lassée de mentir sur ce navire qui tangue,
J’ai pourtant appris comment faire son bonheur.

Lui qui me cause tant d’ennui et de sang,
Il m’est impossible de lui cracher
Ma vérité sur le dégoût, alors je mens,
Cela ne finira jamais, la spirale m’a ligotée…

Je le déteste quand il s’approche trop,
Mais je lui fais mon plus beau sourire,
Je le déteste, lui et ses cruels idéaux,
Mais je hoche la tête je m’empêche de courir.

J’ai tant de violence et trop de colère,
Tout le monde le sait et personne ne comprend ;
Je haïs mon geôlier, J’aime mon père,
Mais où est-il, depuis le temps que je t’attends…

Esprit Evadé

samedi, 2 septembre 2006


Mélopée

À quoi bon se raccrocher,
À de vains combats inutiles,
Et pourquoi ne pas s’abandonner,
À des mains manipulatrices habiles ?

Il faudrait se demander pourquoi,
S’obliger à l’espoir du vivant,
S’étriquer à la survie et à ses lois,
Pourquoi s’abîmer à la montée des Rangs ?

Je laisse une douce mélopée m’envahir,
Je connais sa fin que d’autres redoutent,
Cette certitude qu’avec elle je peux fuir
Me réconforte et me laisse sans doutes….

Esprit Evadé