
Dragon endormis
Le sang sur mes mains me monte à la tête,
Mon crâne implose sous cette pression ;
C’est le trop plein d’une envie qui s’apprête
À m’étouffer devant l’écran d’une fiction.
Pourquoi, vomissant, cette envie éclate-t-elle,
Alors que tout l’abysse de mon âme est contre
Ce désir de violence, qui comme une onde
Ce propage ainsi dans mes sens à l’appel.
La vengeance, cratère bouillant, me mord la peau,
Fume tel Nyiragongo le Profond Volcan,
Qui dans mon antre, rougeoyant et sommeillant,
Rêve autant que moi du breuvage ambre et chaud.
La bête s’est éveillée, élégance d’une arme,
Elle m’a subjuguée de toute sa puissance,
Et me donnera une nouvelle naissance,
Où je ne serais plus la victime du drame.
Esprit Évadé

